Frise chronologique
1616
Arrivée des Carmélites à Toulouse
Arrivée des Carmélites à Toulouse
1616 (≈ 1616)
Installation des religieuses venues de Bordeaux.
1er juillet 1622
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
1er juillet 1622 (≈ 1622)
Par Louis XIII et Anne d’Autriche.
1643
Achèvement de la chapelle
Achèvement de la chapelle
1643 (≈ 1643)
Nef unique et abside terminées.
1737–1752
Décoration par Despax
Décoration par Despax
1737–1752 (≈ 1745)
Peintures murales et tableaux bibliques.
10 février 1909
Classement monument historique
Classement monument historique
10 février 1909 (≈ 1909)
Protection de la chapelle des Carmélites.
1975
Ouverture au public
Ouverture au public
1975 (≈ 1975)
Après restauration et changement d’usage.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle dite chapelle des Carmélites (cad. AB 103, 355) : classement par arrêté du 10 février 1909
Personnages clés
| Louis XIII - Roi de France |
Pose la première pierre en 1622. |
| Marie de Médicis - Reine mère |
Initiatrice de l’implantation des Carmélites. |
| Guillaume de Rességuier - Président du parlement |
Financeur principal de la chapelle. |
| Jean-Pierre Rivalz - Peintre toulousain |
Auteur des premières peintures murales. |
| Jean-Baptiste Despax - Peintre et décorateur |
Réalise les tableaux (1747–1751). |
| Nicolas Bachelier - Architecte-sculpteur |
Auteur de la porte de l’Esquile (1556). |
Origine et histoire
L’ancien petit Séminaire de l’Esquile à Toulouse, aujourd’hui connu pour sa chapelle des Carmélites, est un édifice religieux catholique édifié au XVIIe siècle et embelli au XVIIIe. Situé rue du Périgord, il est le seul vestige du couvent des Carmélites réformées par Thérèse d’Ávila, épargné lors de la Révolution française. La chapelle, classée monument historique en 1909, abrite un ensemble remarquable de peintures murales et de tableaux, notamment ceux de Jean-Pierre Rivalz et Jean-Baptiste Despax, illustrant des scènes bibliques et la vie des saints carmes.
Les Carmélites s’installent à Toulouse en 1616, venues de Bordeaux, sous la direction de mère Élisabeth des Anges, à la demande de Marie de Médicis. La première pierre de la chapelle est posée en 1622 par Louis XIII et Anne d’Autriche, bien que la promesse de financement royal (25 000 livres) ne soit pas tenue. Les travaux, financés par Guillaume de Rességuier, s’achèvent en 1643. L’architecte Didier Sansonnet conçoit une nef unique à quatre travées et une abside à trois pans, décorée ultérieurement par Rivalz et son fils Antoine, puis par Despax entre 1737 et 1752.
La décoration intérieure, commandée par les religieuses, mêle architecture peinte et tableaux narratifs. Les œuvres de Despax, réalisées entre 1747 et 1751, célèbrent l’ordre carmélite, la Vierge, et sainte Thérèse d’Ávila, avec des scènes comme Élie faisant descendre le feu du ciel ou L’Apothéose de sainte Thérèse. Après la Révolution, la chapelle devient celle du grand séminaire (1807–1905), puis abrite un musée de moulages avant d’être ouverte au public en 1975. Des restaurations successives (1817, 1837, 1891) préservent son patrimoine artistique.
Le site de l’Esquile, plus large que la chapelle, inclut des bâtiments des XVIe, XVIIe et XIXe siècles. La porte dite de l’Esquile, œuvre de Nicolas Bachelier (1556), et des traces médiévales dans la cour témoignent de son histoire complexe. Occupé par l’armée pendant la Première Guerre mondiale, le lieu abrite aujourd’hui des institutions culturelles comme la cinémathèque. La chapelle, propriété de la commune, est protégée au titre des monuments historiques depuis 1910 (porte) et 1992 (bâtiments).